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Équilibre acido-basique

Le pH, ou potentiel hydrogène, indique le degré d’acidité d’un milieu. De 0 à 7, celui-ci est considéré comme acide ; de 7 à 14, il est basique ou alcalin. Selon Schnebelen, l’équilibre est atteint « quand les deux font correctement leur travail ensemble ». Chaque organe fonctionne à un pH très précis et la moindre variation peut engendrer d’importants déséquilibres.

Le pH sanguin est très précis : environ 7,4 pour le sang artériel et 7,35 pour le sang veineux. Il doit rester remarquablement stable. Lorsqu’une mauvaise hygiène de vie, un excès de sport ou une alimentation mal contrôlée favorisent l’acidification de l’organisme, celui-ci mobilise différents systèmes de régulation afin de préserver cet équilibre.

La fracture de fatigue est souvent associée au surmenage, au surentraînement et au stress. Mais quelle place accorde-t-on à l’alimentation dans cette problématique ?

L’acidose aiguë constitue une situation médicale grave nécessitant une prise en charge rapide. Mais comment repérer un déséquilibre acido-basique plus discret ou une acidose métabolique latente ?

Des contrôles peuvent être réalisés par analyses. Le test le plus simple consiste à mesurer le pH des urines, le matin, le midi et le soir, à l’aide de bandelettes réactives vendues en pharmacie. Cette méthode demeure cependant approximative. Une fatigue chronique dès le lever, une mauvaise haleine, une acidité gastrique, une constipation ou des troubles du sommeil peuvent constituer des signes d’alerte, sans toutefois permettre à eux seuls d’établir un diagnostic.

Heureusement, l’organisme dispose de plusieurs mécanismes lui permettant de tamponner et de neutraliser les variations d’acidité, à condition de lui apporter les éléments nécessaires à son bon fonctionnement.

L’ASSIETTE BIEN ÉQUILIBRÉE

On peut distinguer trois grandes catégories d’aliments :

  1. Les aliments acidifiants : la viande, les crustacés, le poisson, les produits laitiers et les œufs, mais aussi les céréales raffinées, le riz blanc et les pâtes. Ils sont à consommer avec modération et dans le cadre d’une alimentation variée. Leur métabolisation produit notamment des composés acides que l’organisme doit ensuite éliminer.

  2. Les aliments au goût acide : le citron, le vinaigre, l’oseille et de nombreux fruits. Ils renferment des acides organiques, tels que les acides citrique, acétique ou lactique, dont le métabolisme peut conduire à la formation de bicarbonates.

  3. Les aliments alcalinisants ou basiques : les légumes, les fruits frais non acidulés, comme la banane, l’avocat ou le raisin bien mûr, mais aussi les algues et notamment la spiruline. Leur richesse en calcium, magnésium et potassium participe à l’équilibre alimentaire.

Selon Schnebelen, pour 100 g d’un aliment de type 1, il conviendrait de consommer environ 500 g d’aliments de type 3 afin de favoriser l’équilibre acido-basique.

Le laboratoire PiLeJe a publié un tableau fondé sur l’indice PRAL, ou charge acide potentielle rénale, afin d’évaluer l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments. Au cours d’un même repas, l’objectif serait d’équilibrer les valeurs positives et négatives.

Ce tableau doit toutefois être interprété avec prudence, car il repose sur des teneurs moyennes et ne tient pas nécessairement compte de l’ensemble des carbonates, citrates et autres composés présents dans les aliments.

EXEMPLES DE VALEURS PRAL

Aliments acidifiantsPRALAliments alcalinisantsPRAL
Moules+15,3Épinards−14
Sardines à l’huile+13,5Fenouil−7,6
Saumon+9,4Persil−12
Dinde+9Carotte−4,9
Poulet+8,7Pomme de terre−4
Œuf+8,2Tomate−3,1
Bœuf+7,8Brocoli−1,2
Canard+4,1Citron−2,6
Riz blanc+12Noisette−2,8
Fromages+15 à +20Banane−5,5
Parmesan+34Abricot−4,8
Yaourt+1,5
Lait+0,7
Pâtes et pain de seigle+5
Pain blanc+2
Lentilles+3,5
Flocons d’avoine+1,7

EN APPLICATION DIRECTE

Il est possible de consommer, le matin à jeun et environ 15 minutes avant le petit-déjeuner, une cuillère à soupe de vinaigre de cidre biologique non pasteurisé ou le jus d’un citron, pur ou dilué dans un demi-verre d’eau. Une cuillère à café de miel ou de xylitol peut être ajoutée selon les préférences.

Le petit-déjeuner peut, par exemple, se composer d’une ou deux bananes écrasées et laissées à l’air libre pendant cinq minutes, auxquelles on ajoute une cuillère à soupe de spiruline en brindilles, une cuillère à soupe d’huile de son de riz, une cuillère à soupe de farine de riz noir, deux cuillères à soupe de graines de chanvre décortiquées, une cuillère à soupe de graines de chia, deux cuillères à soupe de graines de courge ainsi que quelques amandes, noix et noisettes.

Il est très important de bien mâcher afin de rendre les aliments plus faciles à digérer. Une mastication attentive permet également de prendre le temps nécessaire pour que les mécanismes de satiété se mettent progressivement en place.

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