LE GLUTEN 

Le gluten est une protéine naturellement présente dans de nombreuses céréales. La digestion doit la réduire, comme les autres protéines, en acides aminés, afin de passer la barrière intestinale. Normalement, les enzymes découpent les liaisons des protéines pour en faire des peptides, des oligopeptides, et enfin des aminoacides (ou acides aminés).

La gliadine, acide aminé présent dans le gluten, entrave l’action des enzymes qui permettent le découpage des liaisons. Les oligopeptides, incomplètement transformés, stagnent dans l’intestin et peuvent provoquer de nombreux troubles.

Il est évident que les sportifs ne ressentent pas tous les méfaits du gluten. Ces perturbations sont dépendantes de 5 facteurs :

  • Les antécédents familiaux
  • L’âge, qui augmente les manifestations des intolérances.
  • La présence en quantité suffisante de minéraux et, notamment, magnésium et zinc, catalyseurs des différentes réactions.
  • La consommation régulière de protéines.
  • La présence de métaux lourds, et notamment du mercure, qui a la particularité de se fixer sur certaines enzymes, de prendre la place du catalyseur, et d’en bloquer l’action. Il augmente aussi la perméabilité intestinale, laissant alors passer les substances indésirables comme des peptides et des bactéries.

 

La production de sérotonine, élaborée en grande partie dans l’intestin, peut être fortement perturbée par certains de ces peptides, ce qui va entraîner des disfonctionnements du cerveau.  La carence de ce neurotransmetteur  peut provoquer spasmophilie, hyper émotivité, hypotension, dépendance au pain et au lait.

Une grande proportion de sportifs qui se soumettent aux analyses sur les intolérances alimentaires, montre des  sensibilités ou intolérances  au gluten, au lait ou au deux, ce qui explique certaines perturbations qui, par absence de cause, passent pour anodines ou  altèrent les performances, et peuvent ruiner une carrière. D’où la nécessité de faire des analyses le plus tôt possible, même sans symptômes apparents.

Dans notre alimentation le gluten se rencontre de partout, puisque c’est un liant alimentaire et qu’il permet d’augmenter le taux de protéine : les farines de blé, seigle, avoine et les préparation qui les utilises, les plats tout prêts aux quels le gluten donne du liant, la plupart des charcuteries……

Il est à noter que les vielles céréales comme l’épeautre et le kamut qui n’ont que 7 chromosomes contiendraient un gluten mieux assimilable. Pour les personnes soucieuses d’éliminer le gluten, seules les étiquettes les renseigneront, la mention sans gluten étant la plus sure. 

LE LAIT

Il faut le dire en prenant un peu de recul : le lait de vache, c’est de la nourriture de veau. Il est fait pour qu’un petit de vache passe en 6 mois de 50 kgs à entre 300 et 500 kgs, suivant la sélection de l’espèce. Il contient donc les composés qui vont convenir pour cette performance. Le système digestif du veau non sevré, produit des enzymes (qui disparaissent au changement de régime), indispensables à la digestion du lait de vache.

Il n’y a pas des siècles que l’élevage bovin existe, et que la plupart des femmes modernes n’allaitent plus. Elles confient cette tâche au biberon rempli de lait de vache  « maternisé ». S’il faut entre 10 et 15 000 ans à l’homme pour s’adapter à un régime alimentaire, on est loin du compte !

Marion KAPLAN, reconnue pour ses travaux sur le sujet, cite un article paru dans le panorama du médecin N° 15 du 20 avril 2004 « l’allergie aux protéines du lait de vache est la plus fréquente des allergies alimentaires de l’enfant avant 1 an. Depuis quelques années on lui attribue prés de 40% des cas de reflux gastro-oesophagien ». Le docteur HERVIEUX et de nombreux gastroentérologues font le même constat chez les adultes. C’est presque un adulte sur deux qui est victime de ces désagréments.

Deux composants du lait de vache : le lactose et la caséine sont plus précisément incriminés.

Le lactose :

Ce sucre peut être dissocié en glucose absorbé par l’organisme, et en galactose qui devient un métabolite.

Il peut aussi être le signal capté par certaines entérobactéries qui vont déclencher la production d’une enzyme capable de cataboliser le lactose et produire de l’énergie pour leur propre compte, ce qui revient à dire : se développer et prendre de la place à la flore endogène et perturber la « digestion ».

Le déficit en lactase de certaines personnes en fait un redoutable allergène.

Dans tous les cas ce sucre aura une action délétère.

La caséine :

Protéine longue et complexe que le mécanisme de la digestion chez l’homme ne peut pas transformer en acides aminés, faute d’enzymes appropriées.

On trouve cette protéine dans tous les laitages, beurre, fromages, yaourt, entremets, crèmes glacées, mais aussi dans beaucoup de sauces et plats cuisinés.

Le lait, cette vacherie comme le dit le docteur LE BERRE, serait une cause de problèmes cardiovasculaires. Des chercheurs allemand ont démontré que la caséine et non les graisses du lait, élève dans le plasma le taux d’une  substance qui favorise la formation de plaques d’athérome : l’homocystéine. Les plaques d’athérome calcifiées bouchent les artères, provoquant hypertension, accidents vasculaires cérébraux et infarctus.

Le professeur LOPEZ, endocrinologue, chercheur au CNRS, a prouvé que lait de vache contient un peptide semblable à une hormone parathyroïdienne, le PTH RP, qui stimule la destruction de l’os par les ostéoclastes afin de prélever le calcium et rétablir le PH sanguin.

La consommation de protéines animales augmente l’acidité et donc la surconsommation de calcium. Il en va de même avec les hydrates de carbone, les efforts physiques associés à une alimentation mal adaptés. La  « fracture de fatigue » en est la meilleure illustration.

Aucune étude à ce jour n’a démontré l’efficacité de médicaments à base de calcium ni des laitages sur l’ostéoporose. Par contre ce sont très souvent des personnes qui souffrent de décalcification qui souffrent de calcifications tendineuses ou de périarthrites. Même s’il n’a pas été démontré que la consommation de laitage est fautive, il y a une forte corrélation entre la cause et l’effet.

Le lait, « cet aliment naturel », produit par des animaux sélectionnés génétiquement, vaccinés, traités aux antibiotiques, (et ce n’est pas le pire…), nourris de farines, parfois animales, de végétaux fermentés, (qui les rendent souvent alcooliques avant de finir en steak dans nos assiettes) dont la consommation est boostée par un matraquage publicitaire, doit impérativement être éliminé de l’alimentation en général et du sportif en particulier.

Que les éleveurs qui soignent leur animaux avec passion, en les nourrissant d’herbes sélectionnées me pardonnent, mais le lait de leurs animaux, s’il ne contient pas de substances artificielles toxiques, n’en est pas plus digeste pour autant.

LES AUTRES ALIMENTS

Les industries agroalimentaires, pharmaceutiques, liées au système médical, nous rendent hypocondriaques : si tu ne prends pas ton laitage tu n’auras pas les os solides ; mange ta margarine x tu n’auras plus de cholestérol ; si tu ne te vaccines pas tu seras gravement malade et tu rendras les autres malades ……

Un mensonge répété devient réalité.

Beaucoup de «  pathologies » sont la manifestation d’intolérances ou d’allergies alimentaires.

Il n’y a pas que le lait, le gluten, les arachides ou les œufs. Il peut y avoir des épices : la moutarde, le poivre, la vanille… des fruits: les fraises, les poires, les prunes ou les mangues….. des légumes… etc …

Il est donc impératif de faire le point sur les aliments les plus couramment absorbés et ce, d’une façon très précise.

C’est pourquoi je vous propose le test sanguin qui va déterminer le taux d’IGg  marqueur des sensibilités à certains aliments.